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 joachim peiper

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MessageSujet: joachim peiper   Jeu 25 Jan - 12:06

Joachim Peiper (* 30 janvier 1915 à Berlin-Wilmersdorf; †13 juillet 1976 à Traves, France) était un Standartenführer (colonel) de la Waffen SS condamné à mort en 1946 pour crimes de guerre commis durant la bataille des Ardennes.

Il est le fils du capitaine Waldemar Peiper, vétéran de 14-18, guerre durant laquelle il est grièvement blessé et renvoyé dans ses foyers. Voulant suivre l’exemple de son père, le jeune Joachim intègre les Jeunesses hitlériennes avec en tête l’envie d’intégrer les Schutzstaffeln, alors naissantes.

Début 1934, il demande son incorporation dans la composante militaire de la SS, la Waffen SS et demande à suivre la formation menant à la carrière d’officier au sein des SS. Sa demande est acceptée en janvier 1935 et il intègre une Junkerschule, école de formation militaire et idéologique spécialement dédiée aux SS, à Brunswick.

Peiper sort de la Junkerschule en tant que Untersturmführer (équivalent du grade de sous-lieutenant) et se trouve amené à travailler comme adjudant personnel auprès d'Himmler. Auprès du Reichsführer SS, Peiper est amené à collaborer avec les commandants de camps de concentration.

En 1938, il se marie et se fait muter à la 1re Panzer Division Leibstandarte Adolf Hitler, unité qu’il ne quittera plus jusqu’à la fin de la guerre

En 1940, il est promu au rang d’Obersturmführer (équivalent du grade de lieutenant) et combat en France où il obtient la Croix de Fer de première classe. Lui et son unité sont transférés sur le front russe ou il combat en qualité d’Hauptsturmführer (équivalent du grade de Capitaine) et participe au dégagement d’une partie de la 320e Division d’Infanterie encerclée, avec un grand nombre de blessés qui auraient connu alors une mort certaine au vu du traitement infligé par les Soviétiques aux prisonniers blessés et aux personnels médicaux capturés. Par ailleurs, Peiper et ses troupes vont entièrement incendier deux villages russes et massacrer leurs habitants. Cette action d’éclat vaut à l’Obersturmführer Peiper, la Ritterkreuz (Croix de Chevalier de l’Ordre de la Croix de Fer) qu’il reçoit en mars 1943.

Il retourne en Italie avec son unité et est cantonné dans le Piémont près de la ville de Cuneo. C'est la période de désarmement des forces Italiennes, et cela se passe plutôt mal suite à un accrochage armé avec des Italiens. Peiper intervient personnellement avec ses automoteurs sur le village de Boves qu'il fait bombarder afin de récupérer certains de ses hommes ayant été capturés. Durant ce bombardement 33 civils perdent la vie, ce violent incident est mis sur le dos des troupes italiennes et des communistes.

La LAH est à nouveau transférée sur le front russe et Peiper y développe ses qualités dans le combat de nuit contre les Soviétiques. En novembre 1943,il est nommé Sturmbannführer (commandant) et il reçoit le commandement du 1er Régiment de Panzer SS de la division Leibstandarte Adolf Hitler, il commandera cette unité jusqu’à la fin du conflit. Durant toute la fin de l’année 1943 et le début de l’année 1944, il combat les soviétiques et reçoit à cette occasion les feuilles de chênes à sa Ritterkreuz en janvier 1944.

La LSSAH participe à la bataille des Ardennes, Peiper prend le commandement d'un important Kampfgruppe fortement armé qui doit se frayer un chemin dans les défenses Américaines. Après avoir manqué à Bullange une énorme opportunité de prendre au piège deux divisions américaines (la 2è et la 99è division), il va poursuivre son avance en direction de la Meuse. Toutefois, en détruisant les ponts dont il avait besoin, les troupes américaines parviendront à l'obliger à avancer dans l'étroite et encaissée vallée de l'Amblève où, faute d'essence et d'approvisionnement, son avance sera arrêtée à Stoumont, le forçant à se retirer sur La Gleize. Au bout de deux jours, et sur le point d'être complètement encerclé par les forces alliées, il partira à pied à travers bois avec ses hommes après avoir abandonné tous ses véhicules et bat enretraite à pied. Sur les 5.000 hommes qui l'accompagnaient au départ, seuls 800 parviendront à rejoindre les lignes allemandes.

L'avancée de son Kampfgruppe entre Lanzerath et Stoumont est marquée par une série de massacres de prisonniers de guerre américains et de civils belges dont le plus connu est celui du massacre de Malmedy. Plus de trois cents soldats américains faits prisonniers et désarmés seront abattus par les hommes sous le commandement de Peiper. En outre, dans la région de Stavelot, une centaine de civils belges (dont des femmes et des enfants en bas âge) seront assassinés par les troupes opérant sous son commandemant. Par la suite, selon une vieille habitude allemande, Peiper et ses hommes invoqueront le fait que les civils qu'ils avaient abattus étaient des francs tireurs qui les avaient pris pour cible.

En janvier 1945 , il recoit les glaives à sa Ritterkreuz et est nommé Obersturmbannführer (lieutenant-colonel) puis Standartenführer (colonel) suite aux combats qu’il mène avec son unité en Hongrie devant les Soviétiques.

Il est fait prisonnier et interné à Nuremberg où on le découvre pour qu'il soit jugé pour crimes de guerre pour le massacre de Malmedy et les autres exactions commises durant la bataille des Ardennes. Il est jugé le 26/7/1946 et condamné à mort, mais le Lt colonel Everett Willis (avocat de la défense), appuyé en cela par les Eglises catholique et protestante d'Allemagne fait valoir que les interrogatoires et l'instruction sont entachés d'irrégularités. Cette campagne aura un énorme retentissement jusqu'aux Etats-Unis où une sous-Commission du Sénat examinera les circonstances dans lesquelles l'intruction et le procès se sont déroulés. Si les accusations les plus graves, comme celles selon lesquelles les aveux des accusés auraient été otenus sous la torture seront finalement rejettée, il n'en reste pas moins vrai que tout ceci jettera un doute sur la façon dont ce procès a été mené. En définitive ce doute profitera à Peiper, sa peine de mort étant finalement commuée en prison à perpétuité. Peiper sera finalement libéré en 1956.

Il meurt en France dans des circonstances mystérieuses en 1976 dans un village franc-comtois où il s’était établi après sa libération.

Deux émissions de l'émission de France Inter rendez-vous avec X ont été consacrées à Joachim Peiper, extrêmement bien documentées et présentant l'"ambivalence" du personnage:Ciminel de guerre cruel et fanatique et en même temps un soldat courageux et adulé de ses hommes.

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Erwin von Botryche
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MessageSujet: Re: joachim peiper   Jeu 25 Jan - 12:43

Merci pour c'est information, très complet Smile.
Voila une photo de Joachim Peiper :





Generalfeldmarschall, Erwin von Botryche
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joachim peiper
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