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 OPERATION MARITA

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lazarus
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MessageSujet: OPERATION MARITA   Mar 30 Jan - 2:11

L'invasion de la Grèce en avril 1941

L'opération Marita, menée par l'Allemagne en avril 1941 contre la Grèce, fut un succès rapide et complet. Considérée souvent comme un événement périphérique, cette invasion aide à comprendre le déroulement global de la seconde guerre mondiale.

Depuis la défaite de la France, Hitler s'efforce de briser la résistance de la Grande Bretagne en s'attaquant directement à elle dans l'Atlantique, mais aussi en cherchant à lui couper la "route des Indes" à travers la Méditerranée. Il entend également assurer au moindre coût, essentiellement par des moyens diplomatiques, la sécurité de son flanc sud au moment où il envisage l'ouverture d'un nouveau front à l'est contre l'URSS.

Le Führer rencontre alors Franco à Hendaye, Pétain à Montoire, Darlan à Paris. Puis se tournant vers les Balkans, il obtient l'adhésion de la Hongrie et de la Roumanie au pacte tripartie.

Mais le refus yougoslave et l'échec italien en Grèce restent des obstacles importants à la réalisation de sa politique.

L'adhésion de la Yougoslavie semble acquise lorsque, sous la pression allemande, le président du conseil Tsvetkovitch et le régent Paul apposent le 25 mars, à Vienne, leurs signatures au bas du document. Mais à Belgrade, le jeune roi Pierre II dénonce l'accord, renvoie le régent et forme un nouveau gouvernement opposé à l'Allemagne.

Mussolini, de son côté, humilié et jaloux des succès militaires allemands, déclenche à la fin du mois d'octobre 1940 une offensive de grande envergure contre la Grèce, sans en informer véritablement Hitler. " Quand je vous ai demandé de me recevoir à Florence, j'avais commencé le voyage dans l'espoir que je pourrais vous présenter mon point de vue avant le début du conflit avec la Grèce qui menaçait, au sujet duquel je n'avais été informé que d'une façon général… de toute façon, je voulais vous demander, Duce, de ne pas entreprendre cette action sans une occupation-éclair préalable de la Crète et à cet effet j'avais aussi l'intention de vous apporter des propositions concrètes pour l'engagement d'une division parachutiste allemande et d'une division supplémentaire aéroportée" (lettre de Hitler à Mussolini, 20 novembre 1940).

Appel à l'aide

Malheureusement pour le Duce, les 200 000 italiens qui pénétrèrent en Grèce depuis l'Albanie sont rapidement arrêtés, puis refoulés par une armée grecque inférieure en nombre mais qui défend avec acharnement son sol national. Aussi est-ce la mort dans l'âme qu'après un hivers difficile, le Duce est contraint d'appeler à l'aide son allié allemand.
Le refus yougoslave et l'échec italien modifient les plans allemands.

L'opération Barbarossa, l'invasion de l'URSS ne peut être déclenchée tant que la sécurité de ce flanc sud n'aura pas été assurée.

Confronté à ce double et inattendu problème et craignant que les britanniques n'utilisent la Grèce comme base d'intervention contre les puits de pétrole roumains, Hitler déclenche les opérations Châtiment contre la Yougoslavie et Marita contre la Grèce.

La Wehrmacht envahit successivement ces deux Etats balkaniques en avril 1941 et en vient à bout en moins d'un mois.

La réponse allemande au refus yougoslave est foudroyante. Le 6 avril, les forces germano-italiennes franchissent simultanément les frontières grecques et yougoslaves afin de séparer les deux pays. Puis, convergeant du nord, de l'est et du sud, les troupes allemandes fondent sur Belgrade, soumise pendant quarante-huit heures à un terrible bombardement aérien qui fait plus de 20 000 victimes.

Rejetée de toutes parts dans la région de Sarajevo, l'armée yougoslave, submergée, capitule le 17 avril.

L'offensive contre la Grèce est plus longue. Ayant décidé d'apporter un soutien puissant à la Grèce, la Grande-Bretagne a envoyé, depuis le mois de mars 1941, 60 000 hommes prélevés sur les effectifs stationnés en Libye. Pourtant en deux jours, les 8 et 9 avril, les troupes allemandes réussissent à couper l'armée grecque du corps expéditionnaire britannique après avoir traversé toute la Macédoine. Combinant avec beaucoup d'efficacité et de hardiesse les bombardements sur les arrières des lignes de défense grecques (ligne Metaxas et Alaikmon), le débordement de ces lignes de défense par l'ouest, à travers le territoire yougoslave et enfin l'emploi des troupes aéroportées sur l'isthme de Corinthe, les forces allemandes contraignent l'armée grecque à la capitulation, et imposent au corps expéditionnaire britannique, à partir du 24 avril, un "nouveau Dunkerque" entre le sud de la Grèce et la Crète, au cours duquel environs 48 000 hommes sont évacués.
Quelques jours plus tard, la croix gammée flotte sur l'Acropole et rien ne semble plus s'opposer à l'idée première de Hitler: le déclenchement d'une opération aéroportée contre la Crète. L'opération Merkur peut commencer.

Conséquences

Au printemps de 1941 l'armée allemande, victorieuse sur tous les fronts, semble invincible. La campagne quelle vient de mener avec succès se traduit pourtant par un retard de près de deux mois dans le déclenchement de l'opération Barbarossa dont personne n'ose imaginer les conséquences. La résistance dans les Balkans va immobiliser des forces de plus en plus nombreuses alors que les pertes, parmi les meilleures unités de la Wehrmacht, sont de plus en plus lourdes (plus de 40% des parachutistes engagés dans l'opération Merkur vont être tués ou blessés).

Pour l'armée britannique, l'échec est cuisant. Elle vient de se faire rejeter pour la seconde fois du continent par les allemands. Ses pertes sont élevées: 12 000 hommes (dont 900 morts), près de 200 avions, 27 navires et presque tout son équipement lourd (8 000 camions, 400 canons …).

En Afrique, le général Wavell privé des 60 000 hommes envoyés en Grèce n'a pu s'opposer à la contre-offensive déclenchée par Rommel le 28 mars. Après avoir été victorieux contre l'armée italienne, il doit battre en retraite et repasser la frontière égyptienne au moment même où les allemands s'emparent de la Crète.

En 1942, au cours d'une conversation avec le maréchal Mannerheim, Hitler déclare: "L'entrée en guerre des italiens fut pour nous une grande calamité, vu la situation en Afrique du Nord, en Albanie et en Grèce. Il fallait les aider et disperser à nouveau nos forces aériennes et blindées. Au moment où nos troupes étaient prêtes à l'action, il fallut envoyer au loin deux fortes divisions. Ces unités nous manquèrent à l'Est ultérieurement et ce fut un facteur décisif".
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OPERATION MARITA
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